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8 juin 2018 17:11

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INTERVIEW AVEC M. SOULEYMANE AGNE , COFONDATEUR DE LA STARTUP AGRISOL " JE N’AI JAMAIS TRAVAILLE POUR QUELQU’UN DANS MA VIE MEME SI JE SUIS FORTEMENT SOLLICITE."

Pourquoi et comment vous êtes-vous lancé dans l’entrepreneuriat ? 
J’ai toujours rêvé de créer ma propre entreprise mais sans réel motivation. C’est en 2012 que je me suis décidé après avoir pris connaissance de l’histoire de mon grand-père. J’ai préféré abandonner mes études en droit pour suivre une formation en horticulture. Je venais fraichement de débarqué au Centre de Formation Professionnelle Horticole, un centre qui forme des techniciens horticoles. Au paravent tous les étudiants sortants de ce centre étaient recrutés par l’Etat. De nos jours ce centre forme plutôt des diplômés chômeurs. Plus de 1000 sortants sont restés sans emploi et d’autres ont même changés de métier faute de manque d’orientation. Pour ne pas être une victime de plus du système j’ai décidé de me lancer dans l’entreprenariat agricole. Je me suis dit la solution n’est pas peut être de chercher de l’emploi mais d’en créer. C’est alors là que j’ai décidé de lancer ma première entreprise étant étudiant en 2e année en horticulture.

 Que proposez-vous ?
Nous proposons AgriSol, une boite qui regroupe un ensemble de projet qui répond aux besoins d’accompagnement et de formation des agriculteurs et des jeunes, au désir des agriculteurs d’accéder à des informations et donnés techniques et de faciliter la commercialisation de leurs produits, et aux besoins des consommateurs de disposer des produits sains et durables. AgriSol est une startup qui se veut de répondre efficacement aux problèmes phares recensés dans l’Agriculture africaine en y associant les NTICS.

Depuis combien de temps vous vous êtes lancés dans l’entreprenariat ?

Je me suis lancé dans l'entrepreneuriat depuis 5 ans déjà. J’étais déjà dans l’entreprenariat avant même de finir mes études. J’associais mes études à mes activités entrepreneuriales. Je n’ai jamais travaillé pour quelqu’un dans ma vie même si je suis fortement sollicité.
A quel besoin répondez-vous (pourquoi vos clients ont-ils besoin vos produits et services) ?

AgriSol porte différents projets qui répondent à différents besoin :
-Le Centre de Formation aux Métier de l’Agriculture Biologique et de l’Alimentation qui forme et prépare les jeunes aux métiers de l’Agriculture. Ce centre répond aux besoins de manque de main d’œuvre qualifié en agriculture bio fortement sollicité sur le marché du travail. Il permet aussi de placer des jeunes suite à leur formation. En effet dans son concept le CFMABA propose 3 mois de formation suivi de 3 mois de stage qui est ensuite sanctionné par un contrat de travail. Ainsi chaque sortant du centre aura un travail à l’issus de sa formation.
-BAYTECH qui est une application mobile utilisable avec ou sans internet et vise à informatiser les données et informations techniques recherchés par les agriculteurs afin de les rendre accessible à tous. Cette application est un moyen par excellence d’accompagner les agriculteurs à distance en mettant à leur disposition un technicien mobile opérationnel 24h24 et 7j/7 pour les assister dans leur production agricole. A travers cette application, nous cherchons surtout à résoudre le problème de manque d’accompagnement des agriculteurs Africains.
-FRAISEN qui est un pôle qui s’intéresse à la production et la commercialisation de fraise bio au Sénégal. Notre désire est de répondre à la demande locale en disposant de ces fruits. La plupart des fraises disponibles sont importées et coutent cher. Avec FraiSen, nous proposons des fraises naturelles, sucrées et parfumées qui rivalisent les fraises importées au grand bonheur de la population locale.
Nous avons aussi d’autres projets en étude qui seront bientôt lancés pour donner solution aux problèmes de commercialisation des producteurs et augmenter la production agricole des agriculteurs.

Comment allez-vous vous faire connaitre de vos clients ?

Nous utilisons surtout les réseaux sociaux, les radios communautaires, pour communiquer et aussi certains sites d’information comme Sénagriculture et des sites qui cherchent à promouvoir les startups agricoles. Pour le moment nous ne ciblons pas la masse car notre capacité de production actuelle ne nous permet pas de satisfaire la demande. Dès l’accroissement de notre production agricole et de notre capacité d’accueil pour le centre nous allons nous orienter vers les chaines télévisions, les panneaux publicitaires pour mieux nous faire connaitre.

Quel est le business model comment gagnez-vous de l’argent ?

Nous gagnons de l’argent par la vente de nos barquettes de fraise à 1000Fcfa, de nos confiture de fraise à 1500Fcfa le pot et la fraise en vrac à 5000Fcfa le kg. Par ailleurs nous comptons aussi créer une plateforme de vente en ligne qui nous permettra à terme de générer des revenus via les publicités. Pour l’application BayTech nos recettes nous proviennent des abonnements de nos clients et pour ce qui concerne le centre de formation nous faisons des entrés avec les inscriptions et le payement mensuel des élèves.

Quels sont vos besoins ?

Comme toute startup nous souhaitons disposer suffisamment de moyen financier afin d’accroitre notre production de fraise en utilisant des technologies de pointe pour satisfaire la demande nationale et de la sous-région et aussi pour construire et équipé une exploitation agricole qui va abriter notre centre de formation et créer un internant agricole. Mais nous cherchons aussi surtout à disposer une main d’œuvre qualifié dans la culture de la fraise. En effet de nos jours il n’existe aucune école agricole sénégalaise ou africaine à notre connaissance qui met sur le marché du travail des ouvriers ou agronome formés sur la culture de la fraise. D’ailleurs c’est pour remédier à ce problème, que nous avons créé ce centre de formation qui nous permet de former les jeunes sur cette culture puis les insérer dans nos exploitations agricoles.

En quoi vous démarquez vous de vos concurrent ?

Sur chacun de nos projets, nous avons touche particulière qui nous différencie des autres.
Pour FraiSen, nous proposons des fraises 100% bios, sucrées, calibrées, parfumées qui se démarquent de loin de toutes les fraises importées. Nos fraises sont commercialisées sur la marque « les Fraises Délices », un nom de label que nous comptons bientôt changer afin de trouver un autre qui reflète mieux la qualité de nos produits et qui parlent à tout le monde.
Pour le centre contrairement aux autres écoles qui accordent plus d’importance à la théorie, nous accordons une attention particulière à la pratique. Les jeunes sont formés dans un champ et sur le terrain afin d’être en contact avec les réalités du terrain. En plus nous limitons le contenu des cours et formons les jeunes sur l’essentiel ce qui nous permet de gagner sur la durée de la formation et interner les jeunes juste pour 3 mois de cours pratique.
Pour BayTech notre touche innovante reste surtout la partie audio de l’application qui permet aux utilisateurs qui ne savent ni lire ni écrire de pouvoir l’utiliser et se faire assister dans leur pratique agricole 24h/24, 7jours/7.

Quelles sont les qualités personnelles qui vous ont le plus aidé/servi dans la réalisation de votre projet ?

Les qualités je dirai : la confiance en soi, la persévérance, la passion.

Quels sont les trois conseils que vous donneriez à quelqu’un qui veut un jour créer une entreprise ?

Les trois conseils que je donnerai à quelqu’un qui veut créer son entreprise c’est de bien connaitre le domaine ciblé d’abord, de bien choisir ses associés ou compagnon de guerre et d’être un véritablement passionné du secteur que vous avez choisis.

Quel est le principal défi de votre entreprise aujourd’hui ?

Notre défi est d’être les leaders en Afrique aussi bien dans la production de culture rare que dans l’offre de formation agronomique. Notre désire est d’être la référence dans la production agricole associé à la technologie.

Pouvez-vous nous parlez de votre nomination au AFRICAN DIGITAL AWARD ?

AFRICAN DIGITAL AWARD est un événement qui récompense les meilleures startups d’Afrique dans différents secteurs d’activité. Et je suis nominé dans la catégorie startup Agro, élevage et environnement. Sur dix nominés il aura qu’un seul lauréat. Pour moi c’est déjà un honneur de figurer sur la liste des nominés. Je ne savais même pas que cet événement existait donc si un bon jour on m’informe que je suis nominé pour ce prix je ne peux que m’estimer heureux et satisfaits du travail fourni jusque-là. Nous restons à l’écoute des résultats et espérons que le Sénégal sera sur le podium à travers ma personne.

#ITdakarStartup

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